Ma Sarah

Ma Sarah : bio officielle

Ma Sarah — chanson française… mais pas seulement.

 

Née de la rencontre entre le classique et le klezmer, entre Barbara et Bob Marley, entre Farid El Atrach et les Doors, Ma Sarah est le fruit d’unions improbables.

 

Son territoire est celui de l’ultra-intime : ce dont on ne parle jamais à personne sinon à soi-même – ou peut-être à Dieu, quand on sait y faire ?

 

Secret, ambivalence, hontes anciennes et désirs tus, voix multiples de vivants et de disparus, langues de toutes époques - yiddish, arabe, hébreu, anglais, judéo-espagnol… se disputent l’espace naturel de ses chansons, qu’elle compose et écrit en français, sa langue maternelle.

Sarah : bio officielle

9 janvier 1975 : Naissance à Courbevoie, un petit bébé sympa et banal, on vous épargne le poids.

 

9 janvier 1976 : Sarah fête ses un an. Elle ne sait dire qu’une chose : « un an », comme l’attestent les films en super 8 grignotés au fil du temps par une armée de rats d’appartement dépressifs. Elle n’a pas l’air particulièrement douée, mais elle est mignonne. Toute ronde.

 

1987 : Ça tourne mal dans la famille. La maladie rôde, la folie menace. Sarah s’enferme et lit, et écrit, et écoute. Quantité de textes, de lettres, de musiques. Elle apprend le piano, elle joue du Bach, rien que du Bach. Sa mère s’inquiète : pourquoi Bach ? C’est un peu sec, non ? Fais-moi plaisir, joue-moi du Chopin…

 

1991 : Sarah part pour Paris. Hypokhâgne, khâgne. Elle ne sait pas bien pourquoi elle est là, elle fait ce qu’on lui dit. Son professeur de lettres lui dit de lire les œuvres complètes de Racine, Corneille, Molière, Ronsard, Hugo. Alors elle le fait. Elle voue une reconnaissance éternelle à M. A pour cette radicalité musclée qui a peuplé sa tête d’épaisseurs insondables de rêves, de mots, de pensées, pour toujours.

 

1992 : Ça tourne vraiment mal dans la famille.

 

1993 : Sarah intègre l’ENS Ulm, toujours sans savoir au juste pourquoi, où elle va, ni ce qu’elle veut faire d’une vie qui lui est tout à coup brutalement remise entre les mains. Elle n’écrit plus, elle étudie, et sans tout à fait s’en apercevoir, elle désespère.

 

1995 : Elle découvre le théâtre de B.–M. Koltès. C’est une passion dévorante. Elle s’inscrit en études Théâtrales à La Sorbonne, soutient une maîtrise sur cet auteur, puis un DEA sur l’œuvre de H. Barker, auteur anglais contemporain dont elle a traduit et mis en scène une pièce, à l’époque.

 

1996 : Elle passe le concours de l’Agrégation des Lettres modernes. Elle constate, à l’annonce des résultats, un sérieux manque d’enthousiasme de sa part devant son propre succès.

 

1999 : Elle est embauchée comme dramaturge et assistante à la mise en scène au Théâtre National de Toulouse. Elle bosse pour le nouveau directeur.

 

2000 : Diverses collaborations à l’écriture où à la mise en scène de spectacles, à Paris, à Toulouse, à Londres, des traductions et des publications de pièces d’Howard Barker qui s’accumulent au fil des ans, une brève expérience d’enseignement à l’Université. Quelque chose ne va pas. Elle n’est pas à sa place. Alors elle se met en disponibilité, pour quoi faire ? Elle ne sait pas.  Mais la voilà disponible. Que fait-elle ?

 

2001 : Elle fait un enfant. Toute la grossesse se passe à chanter, assise sur un lit, une guitare entre les mains.

 

2002 : Relevailles, longues comme la vie.

 

2004 : Sarah chante tant et plus dans sa chambre, ose parfois quelques concerts organisés par des amis. La première fois qu’elle monte sur une scène, pour une jam dans un petit club de jazz parisien, elle chante, dos au public, un Summertime qui la fait pleurer, dans le noir, face aux musiciens.

 

2006 : Elle rencontre Rabah, violoniste et oudiste. Elle lui chante des chansons en yiddish, il lui répond des poèmes arabo-andalous, ils s’amusent, ils tentent des mélanges. Un soir, de nouveau enceinte, grosse, heureuse, elle danse tout une nuit avec un inconnu, jeune homme obèse et magnifique danseur, qui tente de la convaincre qu’elle a une âme de diva. Ça la fait bien rigoler.

 

2008 : On propose à Rabah une date dans un beau théâtre à Genève. Ils rameutent un pianiste jazz et un clarinettiste klezmer, respectivement Samuel et Samuel, et constituent à la hâte un groupe : Les égarés.

 

2009 : Sarah chante dans les égarés, en yiddish, en arabe, en hébreu… Eléonore a rejoint le groupe, qui mène une vie tout à fait égarée d’inspiration open source, entre Paris, Grenoble, Genève, accueillant ici et là des musiciens de passage : Julien, Michaël, Jonas, Akram, Charles... Ensemble, ils développent un répertoire mystique et poétique de la plus foudroyante espèce.

 

2010 : En secret, Sarah écrit des chansons. Elle les enregistre à la sauvage, elle les publie au compte-goutte sur Internet, au fil des pages qu’elle s’invente pour se raconter sa nouvelle histoire, www.masarah.fr. Elle réalise deux clips vidéo home & hand made. Quelques concerts timides, après quoi elle s’enferme pour écrire encore et encore.

 

2011 : Franck, ingénieur du son séduit par ses compositions, lui propose un coup de main. Elle accepte de tout cœur. Ensemble ils enregistrent un premier album. Et c’est là que nous en sommes. Ma Sarah est née…

Ma Sarah : la bio secrète

 

Ma Sarah est née d’un accouchement sans mère sur une plage surpeuplée de la méditerranée. C’est là qu’elle a fait ses premiers pas, entre les algues sèches et les bouteilles de verre dépolies par le sable. On peut dire que le bleu impérieux de la mer, qu’elle a longuement contemplé durant ses premières années, a exercé sur elle un genre d’autorité parentale ; car c’est un bleu devant lequel il faut savoir se tenir.

 

Elle a erré longtemps dans le désert du monde, à la recherche de ce qu’elle n’avait jamais connu : une famille où se poser, un toit pour avoir chaud l’hiver, un père, une mère, être quelqu’un.

 

Vers l’âge de 17 ans, elle a croisé la route de Sarah, une jeune fille sans histoire de la banlieue parisienne. Elle a jeté son dévolu sur elle, s’est installée dans sa chambre, dans sa tête, dans son cœur, lui a appris la vie et toutes sortes de manières inconnues des jeunes filles rangées de banlieue, mais indispensables à qui veut vivre en bonne intelligence avec sa condition d'animal mortel sous le soleil. Sarah l’a adoptée, lui a appris à parler, à jouer du piano, de la guitare, et lui a donné un nom tout simple, un bon nom qui coulait de source : Ma Sarah.  Elle était la Sarah de Sarah, dont personne ne soupçonnait l’existence, sauf elles. Et depuis, malgré l’intense désordre induit par la coexistence de deux êtres si différents dans une même personne, elles ne se quittent plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2018 par Sarah HIrschmuller